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Spécificités de la maternelle

1- L’accueil

L’accueil à l’école maternelle est une interface nécessaire entre la famille et l’école.

S’il doit permettre le contact famille enseignant, l’entrée progressive de l’enfant dans l’activité, il doit aussi représenter un moment pédagogique actif (exemple : atelier d’écriture, dictée à l’adulte, repris e d’un travail…) et doit être inscrit à l’emploi du temps, prévu, organisé.

L’accueil se fait dans la classe, commence obligatoirement 10 minutes avant l’horaire de début de classe et ne doit pas se prolonger trop longtemps (15 minutes au-delà de l’heure officielle de début de classe peut être une bonne limite en fonction de la situation de l’école et de l’âge des élèves).

L’accueil des TPS/PS peut être modulé selon le moment de l’année afin de s’adapter aux besoins spécifiques des petits enfants (maximum 30 minutes) après l’heure officielle de début de classe.

2- Qu’est-ce qu’un atelier dirigé ?

C’est ainsi que l’on nomme un atelier dirigé par l’enseignante ….

Il est important de privilégier un atelier de construction de savoir : problème de découverte, situation de recherche, situation-problème, apprentissage d’un geste physique ou d’une opération mentale spécifique, travail avec un groupe d’enfants pour préparer une activité collective...

Cet atelier doit être un moment dense et exigeant qui favorise les échanges verbaux, la manipulation, l’expérimentation, la verbalisation de l’action, les interactions, l’explicitation des stratégies,…. et se termine par un moment d’analyse réflexive « ce qu’on va retenir », « dans quelle situation on va se resservir de ce que l’on a appris » et la mise en place d’outils pour l’élève,…

3- Qu’est-ce qu’un atelier en autonomie ?

C’est un atelier dans lequel l’élève est en capacité de réaliser une tâche, définie par une consigne précise, sans accompagnement.

Cette tâche est spécifique ; elle vise à entraîner ou réinvestir une compétence, un savoir-faire qui a déjà été travaillé en ateliers dirigés ou collectivement.

L’élève doit pouvoir dire ce qu’il doit faire, pourquoi il doit le faire et il a les ressources pour savoir comment il doit le faire. Pour cela, il doit avoir accès aux outils et aux aides, gages de son autonomie.

L’explicitation du contrat didactique avec l’enfant conditionne en effet son engagement dans la tâche.

L’activité trouvera sa justification parce qu’elle :

  • présente un caractère fonctionnel évident ou qu’elle est au service de la réalisation d’un projet identifié (ex : il faut découper des formes de différentes couleurs pour ensuite les agencer dans une réalisation plastique, il faut trier les lettres du Légo-dacta pour ensuite pouvoir les retrouver facilement lors de la composition d’un texte,…)
  • correspond à un besoin d’entrainement repéré et reconnu par l’enfant (à l’aide de l’adulte) suite à une « évaluation », une « auto-évaluation » ou à l’analyse d’erreurs récurrentes
  • présente une dimension ludique et invite au jeu et à la coopération

4- Quel type de tâches ?

Il s’agit de proposer des tâches d’application, d’entraînement, d’automatisation et de réinvestissement de notions déjà travaillées pour lesquelles un apprentissage spécifique a été mené, tant au niveau des notions, des savoir-faire, de la méthodologie, de l’organisation même de l’atelier.

Ce peuvent être des tâches de manipulation, des productions concrètes à réaliser nécessitant une suite d’opérations pour atteindre le but. L’important est de prévoir une tâche suffisamment longue, exigeante, ambitieuse et porteuse d’enjeux.

On peut envisager divers types d’ateliers, conçus par période :

  • Des jeux de connaissances des nombres et de développement de la pensée logique : numération, points à relier, algorithmes, jeux mathématique, jeux de stratégie, jeux de dés, jeux de cartes, jeux de batailles, réussites et solitaires, logix,...
  • Des jeux de structuration et de repérage dans l’espace : puzzles, tangrams, cheminements, pavage, géoplan, architeck…
  • Des jeux d’attention et de discrimination visuelle : jeux sur les lettres ou sur les formes, recherche de différences, d’intrus, mots mêlés…
  • Des jeux d’association, de rangement et de classement : loto, domino, mémory, tri divers, mise en correspondance terme à terme,…
  • Des tâches de motricité fine : découpage, collage, perles, graphisme « décoratif », modelage, pliage, piquage,…
  • Des activités de reproduction de modèles : algorithme, frises, lettres ou mots,…