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L’organisation générale des traces est adaptée au niveau des élèves

Le nombre de cahiers, classeurs,… est défini en conséquence.

En maternelle, le « cahier de vie » et le « cahier de réussite » sont les supports d’apprentissages privilégiés des élèves. C’est un lien fort avec les familles qui peuvent voir l’évolution de leur enfant tout au long de l’année et se faire une idée des apprentissages mis en oeuvre dans la classe. La verbalisation de ce que l’on va apprendre et de ce que l’on a appris permet le lien entre le rendu de compte des apprentissages retracées dans le cahier et la pratique de l’oral.
Pour éviter les fiches polycopiées, des photos légendées des séances ou ateliers mis en oeuvre dans la classe doivent être régulièrement prises afin de pouvoir montrer concrètement les situations d’apprentissage.

La trace écrite, aussi succincte soit-elle en maternelle (dictée à l’adulte) donne du sens aux activités de l’élève dans la classe. Ce n’est pas « faire pour faire » mais bien « faire pour apprendre » qui est visé dans les cahiers.
En élémentaire, les cahiers auront des fonctions plus larges. Outre la « trace écrite » des connaissances et des compétences acquises, elle permet la mémorisation, la mise en lien entre la découverte et le renforcement de la compétence abordée. D’autre part, le cahier est aussi le support de l’écrit de l’élève avec toutes ses composantes (écriture, présentation, conceptualisation,...).

En élémentaire, le « cahier du jour » est le plus important à mettre en oeuvre. Il contient souvent des traces en lien avec les domaines du français et des mathématiques. L’enseignant choisit d’y inscrire des traces d’exercices qui viennent en général après un premier temps d’entraînement dans le cahier de brouillon (aussi appelé le cahier d’essai), l’ardoise ou encore le cahier d’exercices. Il est le cahier dans lequel les élèves écrivent le plus. L’enseignant doit être vigilant à ce que les élèves apprennent à soigner le soin, la présentation et l’organisation de chaque trace écrite.

Pour les autres domaines, le choix d’organisation des cahiers est souvent contraint par l’histoire et le fonctionnement de l’école. Il se doit d’être cohérent au moins sur l’ensemble d’un cycle et peut prendre des formes différentes : petits classeurs en cycle 3, petit cahier, grand cahier, carnet,... L’usage des cahiers grand format au cours moyen doit être limité et doit faire l’objet d’une réflexion quant à leur utilisation par les élèves (il y a des alternatives à ce type de support).
Dans tous les cas, le plus important est que l’élève comprenne bien le sens de l’organisation retenue, voire qu’il y soit associé.
Une vigilance est néanmoins à porter sur l’utilisation d’un trop grand nombre de cahiers qui occasionne souvent un surpoids considérable des cartables et un surcoût pour les familles.

Voici notre proposition de ce qui parait être une organisation suffisante et adaptée pour des classes de maternelle :

  • un cahier de vie ou d’apprentissages,
  • un cahier du nombre,
  • une pochette pour les autres différents travaux (peintures, fiches polycopiées,...).

Voici notre proposition de ce qui parait être une organisation suffisante et adaptée pour des classes d’élémentaire : Cf. notre document « Préconisations de l’organisation des cahiers en élémentaire »

N.B. 1 : le cahier de règles ou de leçons doit répondre à certaines exigences. Il n’aura peu d’utilité s’il est le copié-collé de règles existantes sur d’autres supports (manuels, Bescherelle,…) et aura tendance à faire de la règle l’objet essentiel de l’étude de la langue laissant de côté le sens et l’usage. En revanche, si c’est le support de règles élaborées par les élèves avec leurs propres exemples, il prendra tout son sens car ces derniers se le seront approprié. D’autre part, il faut donner la possibilité aux élèves d’avoir accès à tous les outils de référence tels que Bescherelle, dictionnaire, dictionnaire des synonymes, ... de façon régulière et autonome.
N.B. 2 : En CP, l’organisation des traces est allégée et spécifique au regard du peu d’autonomie des élèves en écriture. L’utilisation de fichiers en français et en mathématiques réduit considérablement le nombre de cahier.

La présence en grand nombre de fiches polycopiées dans les cahiers est malheureusement trop souvent constatée chez les enseignants en début de carrière. Elles pourraient très régulièrement être aisément remplacées par des traces écrites, excepté dans certains cas : textes de lecture, documents historiques ou géographiques,... L’obligation de devoir écrire beaucoup et de soigner ses traces est particulièrement importante pour la suite de la scolarité des élèves. En sixième, les élèves devront écrire beaucoup sans que leurs cahiers, la plupart du temps, soient corrigés. Pour préparer les devoirs, relire des pages d’un cahier mal organisées et sales, peut rapidement devenir un frein à la réussite des élèves. De ce point de vue, le rôle de l’école élémentaire est primordial.

Un exemple de fonctionnement complémentaire en maternelle à diffuser :

Il est ici particulièrement intéressant de faire partager ce que les enseignants de l’Ecole Française Champollion de Lusaka en Zambie ont mis en place pour associer davantage les familles aux apprentissages de leurs enfants. Ainsi, des blogs ont été créés qui rendent compte pour chacune des cinq classes de l’école de ce qui est appris à l’école. Il faut ici remercier M et Mme Rubio, les deux enseignants résidents de l’établissement qui ont su former leurs collègues à l’utilisation du logiciel « Padlet ». Enfin, pour vous démontrer que cela est possible à mettre en oeuvre, il faut ajouter que deux des cinq enseignants ont débuté l’enseignement cette année.

Voici le lien qui vous permettra de voir cet excellent dispositif de communication : http://eflusaka.com/blog-des-classes