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L’échauffement en maternelle

Quelle que soit l’activité, un échauffement est nécessaire. Pour les élèves de maternelle ce moment n’est pas physiologiquement indispensable. Lorsqu’ils vont en récréation, par exemple, les élèves sont capables de démarrer des activités très engagées physiquement sans se blesser. Jusqu’à l’âge de la pré puberté, le corps possède des lubrifications naturelles et une souplesse qui rendent l’échauffement pratiquement inutile d’un point de vue physiologique.
Cependant cet échauffement est utile pour au moins deux raisons :
- il s’agit de donner des habitudes qui seront utiles plus tard (en grandissant). - il s’agit d’élever le niveau d’attention ou de vigilance des élèves.
Objectifs
− Se préparer physiologiquement à l’activité. − Découvrir différentes parties du corps et leurs possibilités.
Compétences : constituer un répertoire de mouvements simples, les mémoriser. Principes pour l’échauffement
C’est un moment de rupture avec ce qui a été fait avant et aussi une sorte de rituel qui permet à chacun de prendre ses marques.
L’échauffement est composé de :
− Mise en action cardio-pulmonaire générale et progressive − Étirement, sollicitation articulaire et musculaire − sollicitations spécifiques des membres qui seront particulièrement sollicités − Puis nouvel étirement partiel (facultatif)
L’action doit être conduite de la tête aux pieds en ayant soin de solliciter toutes les articulations.
Un soin particulier sera réservé au rachis cervical dont les articulations sont complexes et fragiles.
L’échauffement se termine toujours par un travail de mobilisation spécifique. Il s’agit de faire travailler la ou les zones qui seront particulièrement sollicitées dans l’activité qui suit (exemple doigts pour les jeux de ballons).
L’échauffement se déroule sur fond de recherche permanente de bien-être et d’écoute de son corps (sensations personnelles). Dispositif pédagogique
− L’échauffement est construit selon 4 thèmes essentiels retrouvés dans les parcours d’apprentissage. − Lors des premières séances, il est proposé par l’enseignant. Peu à peu ce dernier implique les élèves ; puis un élève mène seul l’activité. − Le vocabulaire est imagé. Il peut être utile d’associer la pratique à une imagerie mentale. Chaque mouvement est ainsi nommé par les élèves ou l’enseignant. Exemple : le moulin, le sémaphore, le yogi, etc. Cette dénomination possède plusieurs avantages : • Elle introduit la notion de symbole (à quoi la posture me fait-elle penser ?) • Elle permet d’identifier des postures, de les classer de les manipuler (notions d’espace, de corps) • Elle crée un référent postural commun, sorte d’alphabet que les élèves vont pouvoir réutiliser. Durée : 10 à15 minutes.
« Dérouillage » articulaire : chaque partie de son corps est massée.
En position assise, débuter par les orteils qui sont tirés doucement un par un.
Puis les chevilles sont mobilisées en prenant les pieds à la main.
Idem pour les doigts puis les mains les poignets.
Enfin réaliser des déplacements antéro-postérieurs de la tête puis latéraux et enfin des circonvolutions de faible amplitude.
Propositions de situations
− Le réveil : tirer les bras vers le haut en joignant les deux mains, paumes tournées vers le haut, pousser le plafond.
− La statue : debout, les deux pieds légèrement écartés, fléchir légèrement les jambes et laisser tomber les épaules pour grandir la nuque et la colonne vertébrale. Contractions dos.
− Pousse tête : debout, poser les deux mains liées contre le front ; Stretch de la tête (vertical, frontal, latéral) ; contraction nuque et bras.
− Pas content : debout, mains sur les hanches. Contraction omoplates, bras, hanches, ventre.
− Pousse : les mains jointes et tournées paume vers l’extérieur, pousser un mur imaginaire situé devant soi ou sur les côtés, avant-arrière. Contraction dos, bras.
− La grenouille : accroupi, les pieds écartés, les doigts viennent crocheter les bords externes des pieds. Les bras fléchis tirent puissamment sur les pieds tandis que le dos se contracte.
− Le skieur : même position que la précédente mais les mains passent en arrière du dos doigts tendus et écartés. Contractions Bras épaules.
− Entre ciel et terre : même position du buste et des jambes que pour le skieur mais cette fois une main est au sol tandis que l’autre est vers le plafond. Contracter les bras et pousser sur les mains.
− Le vent : chaque séance est terminée par une situation de respiration. Commencer par souffler en allant s’asseoir sur les talons. Inspirer doucement par le nez en se relevant puis, contracter violemment les abdominaux pour souffler avec puissance.
Terminer l’échauffement par une activation cardio-pulmonaire plus importante (course, sauts,…).
Variante
L’échauffement peut être mené en reprenant les 4 points cités. Pour donner plus de rythme, certains paragraphes pourront être répétés ; par exemple la partie « je m’approprie l’espace » peut revenir après « je me grandis. ». Un support musical peut être utilisé.
− Je m’approprie l’espace :
• Je marche ; je vais où personne se trouve. • Je marche ; je recule sans bousculer un autre élève. • Je m’arrête dans un espace libre éloigné d’un autre élève.
− Je me grandis :
• Pieds au sol, je monte mes deux mains vers le plafond. J’étire mes bras le plus haut possible pour toucher le plafond (exercice répété plusieurs fois). Les épaules touchent les oreilles. • Idem avec un bras. • Pieds au sol, je monte sur les pointes de pieds et je descends (exercice répété plusieurs fois).
− Je roule :
• De la position debout, je descends à la position accroupie. • De la position accroupie, je réalise le culbut→d’arrière en avant et de côté. • De la position accroupie, je roule sur le dos pour amener les genoux au sol derrière la tête et je reviens accroupi. • De la position accroupie, je bascule en arrière, les pieds orientés vers le plafond, les jambes tendues, en position de chandelle.
− Je m’appuie :
• De la position assise, j’appuie dans les mains et les pieds pour soulever le bassin (position d’araignée). • Idem et je me retourne, visage face au tapis (position d’ours). • Je me déplace en position d’araignée, d’ours. • Je me déplace en saut de lapin